Comment choisir son terrain pour devenir autosuffisant ? C’est une question qu’on se pose souvent quand on veut sauter le pas vers l’autonomie. Je vais essayer à travers cet article de te donner les éléments de réponses qui m’ont aidé moi à trouver mon terrain idéal.

Acheter ou louer son terrain

Pour ma part j’ai préféré acheter mon terrain plutôt que de le louer. C’est un choix qui est plus engageant et surtout plus cher à court terme. Cependant  mon objectif étant de créer un lieu d’abondance avec tout un écosystème résilient, cela prendra plusieurs années voir dizaines d’années avant d’arriver à maturité et c’est pour cela que j’ai préféré investir plutôt que de louer. Pour moi, la location comporte un risque trop élevé de ne pas pouvoir profiter des fruits de mon travail à long terme.

Choisir un terrain avec ou sans habitation existante ?

Je dirais que cela dépend de chaque projet, de ses compétences personnelles et surtout des opportunités qui se présentent au moment de la recherche. J’ai cherché pendant longtemps une vieille ferme ancienne à retaper et je ne regardais rien d’autre, persuadé que c’était la solution idéale pour moi.

Au final j’ai acheté un terrain nu !

Les annonces que je visionnais n’étaient clairement pas dans mon budget et surtout rarement compatibles avec le reste de mes critères. Le choix s’est plus ou moins imposé à moi et pourtant avec le recul, je pense avoir trouvé mon terrain idéal pour vivre en autosuffisance ou du moins essayer de l’atteindre au maximum.

Les caractéristiques techniques du terrain

J’ai lu dans un bouquin sur l’autonomie que 1 HA de terrain est une bonne surface pour une famille qui vise l’autosuffisance. Mais comme pour le reste des critères que j’énumère plus bas, cela dépendra vraiment de ton projet à toi.

Afin de ne pas énumérer l’ensemble des possibilités, je me concentrerai donc sur mon projet personnel qui est de vivre en couple dans une maison d’environ 80 m2 sur un terrain qui me permettra de faire un potager conséquent, d’avoir un verger et de pouvoir élever des animaux de basse-cour.   

Où acheter mon terrain pour être autonome ?

Je suis originaire d’Alsace et j’aime beaucoup cette région mais vu le prix de l’immobilier, à moins de gagner au loto, c’est mort pour moi. Je me suis donc orienté vers des régions moins chères. Pour ça, c’est très simple, j’ai entré mes critères sur n’importe quel site immobilier et j’ai essayé différentes régions de France.

S’isoler ou rester proche d’une ville ou d’un village      

Une fois la ou les potentielles futures régions trouvées, reste à savoir s’il vaut mieux un terrain en pleine nature, ou proche d’un lieu d’activité comme un village ou une petite ville. Etant en couple, c’est une question qu’il a fallu débattre longuement avec ma compagne.

Nous avons opté pour être à proximité d’une petite ville !

Ce n’était pas forcément mon premier choix mais après réflexion, je suis bien content. Nous sommes tous les deux des citadins et se retrouver d’un coup isolé de tout, malgré notre projet, était un peu trop utopique. Nous avons finalement réussi à concilier la vie à la campagne et les services du quotidien facilement accessibles.

Choisir un terrain en fonction du climat et du réchauffement climatique

Cet été 2019 nous avons eu deux canicules qui ont fait plus ou moins de dégâts suivant les régions. Les restrictions d’eau sont de plus en plus fréquentes et a priori ce n’est pas parti pour s’améliorer.  Pour ma part j’ai misé sur la Haute- Vienne. D’après les relevés météo, c’est une région avec un climat relativement doux et régulièrement arrosée ce qui sera parfait pour mes cultures.

Si tu veux connaître le climat de la zone où tu as trouvé un terrain sympa, je t’invite à jeter un œil sur infoclimat.fr 

Il te suffit de sélectionner la ville qui t’intéresse pour y découvrir la météo des mois précédents. C’est un site très complet avec l’ensoleillement, la pluviométrie et la rose des vents mois par mois et jour par jour. Il m’a bien aidé pendant mes recherches.

L’accès à l’eau et l’orientation du terrain

Pour moi l’accès à l’eau est primordial. Peu importe ton terrain, sans eau il sera compliqué de viser l’autonomie ou l’autosuffisance. Que ce soit une source, une rivière, un ruisseau, un puits, une marre, un étang, il faut de l’eau libre d’accès et gratuite. Ça peut être également un système de récupération d’eau de pluie installé sur ta maison, mais il faut de l’eau.

Pour l’orientation du terrain, c’est moins important à mon sens. Si tu trouves un terrain idéal pour tout le reste et que seule l’orientation pose problème, j’aurais tendance à dire qu’il faut juste un peu s’adapter du moment qu’il n’est pas complètement à l’ombre d’un relief ou autre.

 

La proximité de pollutions liées à l’agriculture conventionnelle

L’éternelle question est de savoir si ça vaut le coup de faire de la permaculture ou du bio quand le voisin travaille en conventionnel et que indirectement cela influe sur ta parcelle. Encore une fois ça dépend de toi. Et si comme moi, tu es citadin au moment de ta recherche, dis-toi que c’est déjà cette agriculture conventionnelle que tu manges tous les jours et que ça sera toujours mieux si tu limites déjà les dégâts à ton échelle.

Il existera par la suite de multiples solutions comme les haies vives qui limiteront les dégâts sur ta parcelle etc… L’agriculteur à côté de ton futur chez toi changera peut être sa façon de travailler à l’avenir et tu peux d’ailleurs même l’y aider en lui montrant tes résultats en permaculture.

 

Comment j’ai cherché mon terrain pour être autonome ?

Chercher et trouver mon terrain m’a pris un peu plus d’un an (c’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas plus développé ce blog en 2018). Avec ma compagne on s’est pris 3 mois de discussion et d’étude du projet pour qu’il convienne à notre couple avec les envies de chacun. J’ai pu en fonction de ça bien définir nos critères de sélection avant de me lancer dans la prospection. 

Mes critères de recherches 

  • Un terrain entre 1 et 3 Ha avec ou sans bâtiment existant
  • Dans les départements de Dordogne, Charente, Corrèze, Haute Vienne et Creuse
  • Avec la présence d’eau facilement exploitable hors récupération de pluie
  • Situé à moins d’une heure d’une grande ville (+ de 100000 Hab.)
  • A proximité directe d’une ville ou d’un village avec poste, médecin, pharmacie, supermarché
  • Bien ensoleillé la majeure partie de la journée

Comment trouver le  terrain  de mes rêves ?

N’étant pas sur place et ne connaissant absolument pas le coin, j’ai naturellement cherché sur internet. Je conseillerais les sites Seloger  et FNAIM car ils permettent d’indiquer la surface de terrain souhaitée, ce que ne proposent pas forcément les autres sites. Une fois les annonces intéressantes sélectionnées, nous nous sommes organisés des vacances pour visiter les différents sites et s’assurer que la zone géographique nous plaisait bien.

Jackpot après une dizaine de visites, nous avons eu le coup de cœur pour un terrain sans habitation mais constructible en partie avec 1,2 Ha de terrain utilisé jusqu’à maintenant en pâturage. Nous avons un puits et un étang alimenté par 2 sources et nous sommes à proximité directe d’une ville d’un peu plus de 5000 habitants.

Et ensuite, quoi faire une fois qu’on a le terrain ?

Pour des raisons financières et pratiques, j’ai décidé de ne pas habiter tout de suite sur le terrain et de vivre à proximité un certain temps. Je vous en expliquerai les différentes raisons dans un prochain article ou je vous dirai quelle stratégie j’ai adopté pour devenir autonome le plus efficacement possible.

Si tu es arrivé jusque-là, je te remercie de m’avoir lu et t’invite à laisser un commentaire ou partager cet article si tu l’as trouvé intéressant. Tu peux aussi me suivre sur les réseaux sociaux que j’alimente plus régulièrement et qui te permettront de suivre mon évolution vers l’autosuffisance !

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